Quelles sont les dernières tendances en matière de pratiques internet sur le sol européen ? C’est la question à laquelle tâche de répondre l’institut de recherche Comscore dans sa dernière étude. Et les données sont plutôt révélatrices des usages européens : pas moins de 18 pays de l’UE ont été analysés, selon plusieurs critères (vidéo en ligne, réseaux sociaux, web mobile, moteurs de recherche, etc.).

Ainsi, on apprend que les européens passent en moyenne 24,3 h sur internet chaque mois. Parmi eux, les français atteignent 25h alors que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas passent 25 % de temps en plus sur le web que les autres pays. Sans surprise, Facebook remporte le titre de site le plus impliquant (temps passé en ligne) avec 11,7 %.

Justement, le réseau social créé par Mark Zuckerberg est le plus utilisé dans 15 pays ; seuls les Pays-Bas, la Russie et la Pologne échappent au contrôle de la plateforme américaine, en utilisant le réseau social national (Vkontakte par exemple). Les réseaux sociaux ont augmenté de 11 % en Europe sur l’année 2010, soit la plus forte progression au niveau mondial.

Autre évolution notable, le visionnage de vidéos sur les différentes plateformes en ligne existantes. Celui-ci a augmenté à la fin de l’année 2010, tout comme l’usage des smartphones en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni : le système d’exploitation mobile Android et l’iPhone d’Apple ne sont pas étrangers au phénomène, avec une progression respective de 951% et 115%. Au total, 31,1 % des utilisateurs de téléphones portables.

Enfin, moteurs de recherche et publicité Display connaissent à leur tour la suprématie de Google et des réseaux sociaux. 9 européens sur 10 en moyenne utilisent le moteur de recherche créé par la firme de Mountain View, alors que 97 % des utilisateurs allemands, français et UK ont été touchés par les réclames graphiques (bannières, animations, etc.). Conséquence logique ou non, les sites de coupons ont connu une augmentation de 162% en Europe. La France, l’Italie et le royaume-Uni en sont les plus gros consommateurs.

Comscore & EMM Actu

Une étude menée sur une base de 1100 interrogés par l’institut de recherche spécialisé MarketingSherpa, dévoile les chiffres concernant les objectifs, les pratiques, et les méthodes d’analyses des entreprises en matière d’email marketing.

Les entreprises ont été classées selon 3 phases de leur stratégie emailing : la phase d’essai où 14% des entreprises ne suivent aucune pratique e-mailing, la phase de transition pour les firmes qui ont mis en place certains processus e-mailing non définis (49% des cas), et la phase stratégique qui englobe 37% de sociétés possédant une réelle stratégie emailing.

59% des interrogés ne calculent pas le retour sur investissement de leur campagne. Si l’on s’en réfère aux données recueillies sur les 2 premiers segments, 23% des entreprises ne sont pas convaincues de l’efficacité d’une campagne e-mailing, alors que 77 % augmenteront le budget de leur campagne en 2011. Quelles que soient leurs cibles (B2B ou B2C), les répondants affirment que la plus grande difficulté est de concilier pertinence et cohérence du contenu et cibles du message. Toutefois, pour 46% des entreprises B2C, l’objectif sera d’obtenir un maximum de contacts opt-in tandis que 44% des entreprises B2B s’intéresseront à leurs retours sur investissement.

Enfin, les personnes sondées disent analyser la performance de leurs campagnes par le biais du taux de clic (92%), du taux d’ouverture (90%), et du taux de délivrabilité (81%), tandis que le revenu par e-mail et le taux de partage sur les réseaux sociaux sont les outils les moins utilisés (respectivement 33% et 18%).

Source : EMM Actu

Une étude menée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1002 cadres français révèle que 38% des employés désirent que leur entreprise communique plus à travers les réseaux sociaux, et que 27% des entreprises les utilisent déjà.

Ainsi, l’utilisation de Facebook et Twitter permet de séduire ou de fidéliser de nouveaux clients pour 36% des répondants. 32% d’entre eux pensent que l’utilisation de ces réseaux doit être privilégiée par rapport aux blogs et forums, et 29% pensent que la messagerie instantanée est la plus à même d’être remplacée par les médias sociaux.

Il s’agit pour les entreprises de moderniser leur image, et de créer une communauté autour de  l’entreprise. Cependant, la gestion et la maîtrise de la communication à travers les médias sociaux représentent un frein pour 56% des interrogés.

Source : Journal du Net

La domination de Google sur internet n’est désormais un secret pour personne. Et ce n’est pas la récente étude initiée par Médiamétrie sur l’internet mobile qui prouvera le contraire, celle-ci confirmant même certaines tendances observées sur l’ »internet fixe ».

L’avènement des smartphones et autres téléphones portables connectés ont fortement contribué à ce phénomène ; les internautes mobiles sont de plus en plus nombreux chaque année, le chiffre s’élevant à 15,5 millions d’utilisateurs sur les 43,4 millions de possesseurs de terminaux mobiles (hors tablettes et autres lecteurs multimédia) pour la seule fin d’année 2010.

Effectuée sur un panel de 10 000 mobinautes âgés de 16 à 49 ans, cette étude révèle donc que Google (et l’ensemble de ses services) prend la tête des sites les plus consultés sur appareil mobile, avec 10,7 millions de visiteurs uniques pour le dernier trimestre 2010. Sans surprise. Aussi peu surprenant (mais témoignant néanmoins d’une certaine évolution) le réseau social Facebook s’empare de la seconde place avec 9,9 millions de visites, suivi de près par Orange (9,7 millions), ancien numéro 2 selon l’étude réalisée fin 2010.

Hors podium mais toujours dans le top 10, SFR s’arroge la quatrième place avec 7,62 millions de visites uniques, loin devant Bouygues Telecom (4,99 millions), Apple (4,91 millions), Microsoft et ses services associés (4,58 millions), Pages Jaunes (4,23 millions), ou le groupe Wikimedia (3,58 millions). Twitter intègre la liste avec 3,5 millions de visiteurs, suivi par Yahoo! (3,38 millions).

Sources : E-Marketing & Businessmobile

L’email marketing a de beaux jours devant lui. Malgré la multiplicité des canaux virtuels existants (messageries, réseaux sociaux…), celui-ci reste l’outil de communication le plus utilisé par les professionnels et les entreprises. Cependant, le secteur de l’emailing, leurs principaux acteurs et les annonceurs se confrontent depuis quelques années à des problématiques aux enjeux capitaux, qui tendent à se confirmer pour cette année 2011 (nous avions eu l’occasion d’aborder le sujet dans un précédent billet). Ainsi, l’agence de services e-marketing Epsilon International est parvenue à dégager 5 grandes tendances :

  • Le filtrage comportemental opéré par les fournisseurs d’accès : la pertinence du message sera désormais décisive pour éviter de voir l’email supprimé de manière automatique par les messageries
  • La fin de l’email de conquête de masse et l’importance de la fidélisation : il conviendra dorénavant de cibler et de segmenter les diverses campagnes d’acquisition tout en fidélisant les clients opt-in
  • Les campagnes basées sur un évènement donné : les annonceurs devront renoncer aux campagnes push pour privilégier des opérations fondées sur des évènements précis, plus à même de toucher chaque destinataire (commande, anniversaire…)
  • Les réseaux sociaux auront leur rôle à jouer mais nécessitent une analyse approfondie : Facebook et Tweeter sont un excellent moyen d’acquérir et de fidéliser les clients, mais impliquent de nombreuses inconnues
  • L’adaptation des emailings au format mobile et la géolocalisation s’avèreront primordiaux : rendre accessibles les campagnes aux utilisateurs de terminaux mobiles (téléphones, tablettes…), développer de nouvelles applications et cibler avec toujours plus de précision les clients seront des aspects à prendre en compte rapidement

La notion de marketing multicanal n’a donc jamais été aussi vive qu’en cette nouvelle année : emails, réseaux sociaux, et SMS sont autant d’outils complémentaires avec lesquels les marques devront composer, afin d’entretenir une relation toujours plus étroite avec leurs clients et prospects.

Sources : E-Marketing & Fidelead

Menée en partenariat avec l’Observatoire des Territoires Numériques, l’étude sur les pratiques de communication par e-mail des institutions publiques françaises en 2010 a récemment livré ses résultats. Et l’emailing se porte plutôt bien, puisque 70 % des organismes sondés estiment que l’emailing est un outil de communication puissant, alors que 69 % disent réaliser des campagnes email dans le but de promouvoir des évènements.

Si l’on décortique ce dernier chiffre, on s’aperçoit que 67 % d’entre eux envoient des lettres d’information, 56 % effectuent des relations presse, et 40 % procèdent à des enquêtes. Autre donnée intéressante ; 49 % des responsables interrogés jugent attrayante l’interaction entre réseaux sociaux et emailing. Une pratique qui tend à se développer si l’on en croit la dernière enquête EMA du SNCD (nous y reviendrons).

En revanche, 17 % des collectivités et organismes publics ne mesurent pas l’impact de leurs campagnes, 41 % n’effectuent aucun test de délivrabilité et 52 % ne mesurent pas l’importance d’optimiser leurs emailings pour téléphones mobiles. Plus significatif encore, seuls 25 % de la totalité des sondés ont recours à une solution professionnelle d’envoi et de mesure des résultats.

Effectuée auprès de décideurs et autres professionnels de la communication français, l’étude (un questionnaire en ligne) révèle donc que l’emailing est considéré par bon nombre d’administrations et d’organismes, comme un moyen d’information et d’échange efficace. Le problème réside donc principalement dans les faibles investissements dédiés au développement de la communication par email (24 % des personnes interrogées considèrent manquer de ressources en interne).

Source : E-Marketing & EMM Actu

Avec 200 exposants et 250 conférenciers, la 5ème édition du salon E-Marketing Paris s’annonce une fois de plus comme le rendez-vous incontournable des professionnels du marketing et du web. Entièrement dédié au marketing numérique, ce salon proposera 150 conférences ainsi que 10 formations payantes dans le domaine des services, des outils et technologies en ligne, de l’e-pub, de l’e-commerce, du marketing relationnel et du marketing connecté (réseaux sociaux, téléphone mobile, rich/vidéo).

Le salon E-Marketing Paris 2011 se tiendra les 25 et 26 janvier 2011 au Palais des Congrès (Porte Maillot) et abordera de nombreuses thématiques telles que l’e-réputation, l’affiliation, la « stratégie digitale », ou encore le référencement. Parmi les principaux acteurs : Cherchons.com, FIA-NET, Paypal, Touchvibes, etc. Les inscriptions sont désormais ouvertes à toutes les sociétés souhaitant prendre à part à cet évènement majeur.

Depuis l’avènement du courriel comme solution e-marketing de référence, la délivrabilité est un enjeu crucial pour les différents acteurs de l’emailing. Rapide et économique, l’email de masse est bien souvent le meilleur moyen pour les annonceurs de cibler, informer et acquérir efficacement clients et prospects… mais représente également un risque important, depuis quelques années, de voir ses messages ne pas parvenir à destination ou pire : être blacklisté.

Afin d’éviter ces désagréments, différents paramètres et procédés (mis en place notamment par les FAIs dans le but de sécuriser le réseau et préserver le taux de clic des annonceurs) entrent en ligne de compte :

Construction et entretien d’une base de données pertinente ;

  • En étant attentif à la provenance des contacts opt-in et à leur activité (réactivité dans l’ouverture du message entre autres)
  • En supprimant les NPAIs et les bounces / en nettoyant régulièrement les non-ouvreurs, les adresses obsolètes ou génériques, en gérant de manière drastique les désabonnés et en procédant au dédoublonnage des adresses
  • En constituant une liste rouge

Choix des annonceurs et réputation de l’expéditeur ;

  • Qualité des contenus (emails pertinents et bien construits)
  • Taux de plainte faible (à ce propos, les liens de désabonnement et le processus lié doivent être clairs et figurer sur chaque email)
  • Pression commerciale maîtrisée…

Qualité des contenus et pertinence du message ;

  • Codage HTML propre et structuré aux normes W3C (absence de feuille de style externe et de balises)
  • Structure visuelle équilibrée (ratio textes/images convenable)
  • Objet du message, choix des mots inclus dans le message (absence de spams words), version online du mailing (page miroir)…

Optimisation des phases de test ;

  • Inbox Monitoring (utilisation d’adresses témoin pour vérifier que le message parvient jusqu’à la boîte de réception)
  • Rendering (lisibilité de l’email en fonction des différents services de webmail)
  • Test anti-spam (filtrage technique, filtrage des contenus, filtrage par réputation)…

Routage et négociation avec les FAIs ;

  • Partenaire de routage solide (Emailvision, CheetahMail, Dolist, etc.)
  • Authentification des messages, certification des envois,
  • Adresses IP dédiées, pull d’IP de bonne réputation, URL de tracking

Ces méthodes non-exhaustives permettant d’assurer la délivrabilité nécessitent des compétences techniques et un savoir-faire aujourd’hui détenus par une poignée de sociétés spécialisées. Elles ne constituent pas pour autant une garantie de succès absolue, le taux d’ouverture -et par conséquent la réussite de la campagne- dépendant en grande partie de l’annonceur lui-même.

Sur les 191,6 milliards d’impressions publicitaires display affichées par les internautes français, 38 milliards proviennent directement de Facebook. Selon l’étude menée par Comscore au cours du 3ème semestre 2010, le réseau social représente 20 % du marché français devant Microsoft (6,2 %), Orange (3 %), Google (2,4 %) et Yahoo (2,2%) !

Basée exclusivement sur les bannières statiques et le rich media (à l’exception des vidéos publicitaires, des publicités auto-promotionnelles et des publicités dont le format est inférieur à 250 pixels), cette enquête tient compte aussi bien des campagnes au coût pour mille que des campagnes à la performance.

Vivendi (SFR, Canal Plus…) se classe quant à lui à la tête des annonceurs les plus présents sur le réseau français avec 2,1 milliards d’impressions display, devant Orange (1,9 milliards), Meetic-Match (1,8 milliards), la Société Générale (1,7 milliards), et BNP Paribas (1,4 milliards).

Sources : Journal du Net & Nedstat

Finalement la taxe ne concernera que les achats de publicité en ligne. C’est ce qui ressort du récent vote effectué par les sénateurs dans le cadre du projet de loi Finances 2011 : les annonceurs français établis en France devront s’affranchir d’une taxe d’1 % sur les dépenses dédiées aux services de publicité en ligne, à compter du 1er janvier 2011.

Le rapporteur général UMP Philippe Marini s’explique : « Il faut faire prévaloir l’équité entre les différents supports de publicité. La publicité à la télévision comme dans la presse papier est soumise à taxation. Le statut quo entraînerait une distorsion de concurrence. ». Cette nouvelle taxe devrait rapporter à l’État quelques 10 à 20 millions d’euros.

Les professionnels du commerce en ligne ne sont donc plus inquiétés par l’amendement concernant la fameuse taxe de 0,5 % sur les échanges commerciaux BtoB. Cette taxation aurait pourtant rapporté entre 400 et 500 millions d’euros à l’État français. La cause de ce soudain revirement demeure mystérieuse, mais profitent aux acteurs du secteur.

Sources : Clubic & Generation NT

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